1994
Le samedi 17 septembre vers midi un incendie détruit
le Vieux Château en quelques minutes, faisant un mort.
L'immeuble
appartient à trois propriétaires privés (Canteloup, Mattern,
Valance) et les façades sont inscrites à l'inventaire des monuments
historiques depuis 1982.
L'architecte
des Bâtiments de France et la DRAC souhaite la reconstruction de l'ancienne
toiture mansardée.
1995
Les
assurances (AXA, MACIF, GMF) refusent de payer le surcoût de la toiture
mansardée et parviennent à convaincre les trois propriétaires
de renoncer à la reconstruction de l'immeuble, contre une indemnisation
supérieure à la valeur vénale des biens.
La
Municipalité de Senones, nouvellement élue, propose de raser le
bâtiment.
1996
Il
faudra attendre la date anniversaire du 17 septembre (deux ans après l'incendie)
pour que les propriétaires puissent vendre le bâtiment sans craindre
le principe de la subrogation qui fait bénéficier les nouveaux propriétaires
du contrat d'assurance couvrant l'incendie.
La
SCI obtient des assurances et des propriétaires qu'ils financent une partie
des premiers travaux de déblaiement et de consolidation.
1997
Le
maire de Senones prend un arrêté de péril le 5 février.
La
SCI fait l'acquisition de la totalité du bâtiment le 7 novembre et
obtient le classement le 18 décembre.
1998
L'étude
préalable est commandée et réalisée par l'Architecte
en Chef des Monuments Historiques, Pierre-Yves Caillault.
Le
coût de la restauration avait été largement sous-estimé
par les assurances des anciens propriétaires et les bases fournies ne permettent
plus d'assurer le plan de financement.
La
SCI effectue à ses frais les premiers travaux d'entretien.
1999
La
voûte s'effondre le vendredi 15 octobre, sur la route départementale
qu'elle surplombe et coupe la ville en deux.
2000
Des
manifestations sont organisées et une émission de télévision
est réalisée par les détracteurs de la SCI qui souhaitent
la destruction du bâtiment.
Plusieurs
réunions en Sous-préfecture, réunissant Municipalité,
Conseil Général, Conseil Régional, DRAC et SCI parviennent
à mettre en place un financement pour des travaux de première urgence.
Le
vendredi 17 novembre, la voie est à nouveau libre et le château sauvé.
2001
Le
château est un important enjeu dans la bataille des municipales qui voit
la victoire des partisans de la destruction.
Le
Conseil Régional refuse à posteriori de participer au financement
des travaux de première urgence réalisés en 2000 et laisse
à la SCI une ardoise de 28 000 €uros.
Le
Conseil Régional argumente son désintérêt pour le patrimoine
de Senones en affirmant "qu'il ne s'agit pas d'un patrimoine emblématique
de la Lorraine"
2002
La
SCI a fait de gros investissements pour sauver le bâtiment et est endettée
sans perspective de subventions suffisantes pour la reconstruction.
2003
Le Château de Luneville brûle et plonge dans l'oubli celui de Senones. Le Versailles lorrain réunit immédiatement
l'ensemble des collectivités pour mettre au point un plan de financement
de sa reconstruction.
Un
projet européen, Salm2, travaille sur Senones et met en évidence
l'extrême importance du bâtiment dans l'urbanisme du vieux bourg.
2004
Le
30 juin un camion emporte la clef de voûte au centre du passage charretier.
La circulation est à nouveau interdite par arrêté municipal.
Les dégats sont mineurs mais la facture s'élève à
8000 euros. La SCI fait accélérer la procédure et le passage
est rétabli juste avant la fête de Senones.

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